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L'évolution de la ville

Fontenay-le-Comte n’était autrefois qu’un hameau habité par les pêcheurs, lorsque le mer couvrait une partie de la plaine…
Au fil des siècles, la ville s’est transformée pour devenir la perle architecturale de la Vendée.

le golfe des pictons

Dès le Moyen Âge, les moines ont transformé le golfe des Pictons en drainant les marécages. Les conches du marais en sont les derniers témoins.




L’eau, la rivière et les sources

la rivière VendéeLa Vendée est une petite rivière de 70 km qui prend sa source dans le pays de Gâtine près de Parthenay (Deux-Sèvres). Ce cours d’eau joue un grand rôle dans l’implantation puis l’évolution de Fontenay et la vie de ses habitants.
Outre la présence de la rivière, des particularités géographiques favorables à la défense et aux échanges ont permis à la population de s’agglomérer dans la vallée en toute sécurité ; la présence de plusieurs sources au pied du coteau apportant l’eau nécessaire à la vie quotidienne s’ajoute à ces conditions propices à l’installation de la population.

Au fil des millénaires, la Vendée a sculpté le relief local ; la forme des rives a guidé l’implantation humaine. Autour de l’an mil, un escarpement rocheux reçoit la motte de Rullan (rive droite). La cité médiévale s’implante au pied de ce château-fort. Malgré sa faible altitude (entre 5 m et 30 m) due à la proximité du littoral (30 km à vol d’oiseau), le relief de l’ancienne capitale du Bas-Poitou est relativement montueux ; certaines rues accusent une pente importante, selon qu’elles suivent ou qu’elles croisent les courbes de niveaux, particulièrement sur la rive droite, l’ancienne cité médiévale et les faubourgs du Marchoux et du Puits Saint-Martin.


La ville et ses faubourgs


pré humideFontenay, fortifiée au XIIIe siècle, est densément construite sur un sous-sol de calcaire aisé à extraire : l’habitat très dense est édifié sur de nombreuses caves profondes ; des ruelles tortueuses suivent la topographie du coteau descendant à la rivière. En revanche, la rive gauche (à l’est) sur laquelle s’étend le Faubourg des Loges, est un large terrain marécageux longtemps soumis aux inondations et grâce aux alluvions, très propices au maraîchage (les Horts de hortus : jardin en latin).
rue de la harpe

 Le Marchoux, le Bédouard et le Puits Saint-Martin sont les trois autres faubourgs qui entouraient la cité remparée et constituaient avec celle-ci la paroisse principale autour de l’église Notre-Dame ; tandis que deux églises –Saint-Jean et Saint-Nicolas (disparue)- étaient nécessaires pour accueillir les fidèles du faubourg des Loges densément peuplé au Moyen Âge. La population ouvrière (les tanneurs les drapiers, les tisserands, les chapeliers…) vivait et travaillait dans ces faubourgs près de la rivière et de ses biefs.

 

 

Le gué et les ponts
le pont neuf

 

 

 

Au pied du château fort passe l’antique « Chemin Vers » qui relie le Limousin à la mer. Devenu grande-rue, il franchit la Vendée grâce à un gué puis à un pont. La grande rue (aujourd’hui rue Gaston Guillemet), la rue des Loges suivent l’orientation est-ouest ; celle-ci sera reprise au XVIIIe siècle lors de l’aménagement de la Route Royale. Non loin du Pont des Sardines situé entre la cité et le faubourg principal des Loges, le Pont Neuf (1775) permet à la « Route Royale » (Rue de la République et Rue Clemenceau ) de franchir la rivière.




Ville de Calcaire

cave
Parc Baron LepinayLe calcaire extrait localement, soit dans les sous-sols de maisons, soit dans des carrières très proches de la ville, confère cette atmosphère blanche à l’ensemble du bâti du Vieux Fontenay. Même si peu de maisons médiévales subsistent, le parcellaire en lanière étroite caractéristique des villes anciennes est perceptible aussi bien dans la cité médiévale que dans les faubourgs.
Les façades des maisons sont sensiblement de la même largeur, suivant un module de 6 à 8 mètres tandis que la profondeur de la parcelle atteint quelquefois 30 à 40 mètres. Les demeures de Fontenay sont couvertes de tuiles canal aux lignes courbes lui conférant une atmosphère de ville du sud. Seuls les maisons et les édifices importants postérieurs au XIXe s montrent une toiture d’ardoises bleutées d’Angers venues tardivement par le chemin de fer.

 

 


La ville en 1720
axe

 

La forme de la ville médiévale est connue grâce à un dessin réalisé en 1720 par l’ingénieur-géographe royal Claude Masse chargé par le roi de repérer dans le Bas-Poitou les passages possibles de la Route Royale –de Limoges à Nantes- et les sites d’implantation des casernes pour l’armée souvent en déplacement.

Ce plan de Claude Masse révèle Fontenay peu modifié depuis le Moyen Age ; en effet, la cité fortifiée, de forme ronde, est traversée par la grand rue et prolongée par la rue des Loges. Ce plan de ville « en forme de clef », est entouré au nord par le faubourg du Marchoux, à l’ouest par le Bédouard, et au sud par le Puits Saint-Martin.



Tout change à la fin du XVIIIe siècle

L’aménagement de la route Royale lors de la seconde moitié du XVIIIe s tranche dans le vif entre la vieille ville et le Puits Saint-Martin, provoque le démantèlement des anciens remparts. Cette déstructuration du Vieux Fontenay est accompagnée de nouvelles constructions tant dans le « quartier des Illustres » avec l’édification de nombreuses maisons aristocratiques que dans la proximité des nouveaux axes et sur l’ancien champ de foire (aujourd’hui place de Verdun). La rivière est canalisée pour tenter de maîtriser les inondations torrentielles (que seuls les barrages des années 1960 vont calmer !). Désormais, des quais et de hauts murs bordent la Vendée qui a perdu son lien avec les habitants. Les ruisseaux formant la « fortification liquide » du faubourg des Loges ont également été comblés. Les tanneurs et les lavandières ne sont plus, ainsi que tant de vieux métiers disparus.

L’expansion aux XIXe et XXe siècles

maison contemporaine

Les nouveaux quartiers périphériques sont le continuum de ces évolutions.
Les barrières d’Octroi ont marqué les frontières quelque temps entre la ville et la campagne. L’arrivée du train en 1881, le tracé du chemin de fer, la construction de la gare et du quartier des cheminots à l’est de la ville, déterminent le développement des quartiers à l’est.

usine Mathieu

 

Puis, l’implantation de zones artisanales et commerciales dessinent l’aspect composite des entrées de Fontenay, représentatif des villes de provinces de France. Le long des axes principaux entrant dans la ville, les lotissements et les habitats sociaux en forme de tours et de barres intègrent les hameaux périphériques et les communes rattachées. Les quartiers des Moulins, de la Sablière, du Porteau, de Boisse, du Gros Noyer, de Biossais de Gaillardon, de la Folie, de Granges, d’Ardennes… présentent un paysage limitrophe de maisons neuves se mêlant à l’habitat traditionnel, la ville à la campagne !

 

 

quartier des moulins liots

Dans les années 1970, quelques rares commanditaires privés font appel à des architectes maîtrisant les formes et les matériaux résolument contemporains. Toutefois, cubes sur pilotis et béton banché n’affectent pas de manière significative le tissu urbain.

 

Gestion du Secteur Sauvegardé


toits de la villeeglise de Saint Médard des Prés

 

 Depuis 1985, une politique de valorisation de l’habitat et de l’architecture du Vieux Fontenay aide les propriétaires à réhabiliter leur bâti. Il s’agit de conserver l’authenticité de la ville ancienne sans toutefois la figer et empêcher la vie des habitants. Cet objectif de conservation et d’adaptation aux évolutions contemporaines concerne 87 hectares. Le plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur (P.S.M.V) est géré par l’Architecte des Bâtiments de France (A.B.F.) de la Vendée. Tous les projets de construction, de démolition, de restauration du bâti ainsi que les projets d’implantation de publicité ou d’enseigne sont étudiés avec le concours du Service Urbanisme de la ville.

 



jardin du souvenir



Pour découvrir le flyer Fontenay "au fil des siècles" qui vous propose un plan guidé pour découvrir la Ville, cliquez ici.