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Communiqué du Maire de Fontenay-le-Comte du 07/11/2017

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Baisse des dotations de l’État : conséquences injustes pour la municipalité

Les décisions budgétaires du Gouvernement constituent une fracture sociale de 1.107.353€ pour les Fontenaisiens.
 
« Après la décision du Gouvernement de baisser la DGF (Dotation Globale de Fonctionnement) versée aux communes pour compenser le transfert de compétences assumées à présent par les municipalités, nous, les Maires, subissons une nouvelle rafle avec d’une part la disparition des contrats aidés, et d’autre part, la Hausse de la CSG qui incombe également aux collectivités pour rembourser la part de l’État.

Vu le contexte budgétaire, vu les baisses de dotations, la situation est compliquée. Pour autant, la Ville veut continuer à garantir un maximum de services publics de qualité pour les Fontenaisiens. Par rapport à 2013, le concours de l’État est en baisse considérable : aujourd’hui les aides financières amputées à la municipalité correspondent au montant de 1.107.353 euros. À titre d’exemple, cette baisse de dotations - brutale et injuste, équivaut pour le budget de Fontenay-le-Comte au financement de 2 années d’entretien de la voirie, ou au budget dédié au service affaires scolaires sur 2,5 années.

Pour tenter de compenser ces pertes, la municipalité a effectué des économies drastiques en termes de fonctionnement. Alors que la fin des contrats aidés provoque un surcoût de 174.000€ à la Ville, et le remboursement de la CSG est estimé à hauteur de 156.000€, les frais de fonctionnement ont été réduits de plus de 400.000 euros. Malgré tous les efforts réalisés sur les budgets - que l’on ne peut plus rogner aujourd’hui et ce pour garantir la qualité des services rendus par les équipes de la municipalité à nos concitoyens, la municipalité est prise à la gorge.

Malgré ces conditions, la municipalité est obligée d’envisager une solution. La seule marge de manœuvre est basée sur la quantité des subventions dont l’État privera encore les communes. Face à cette facture salée, nous n’avons d’autre choix qu’envisager une augmentation des impôts. Cette hypothèse serait traduite par une augmentation de la part communale de la taxe foncière. Reste à savoir à quel niveau les communes seront prises en otage…? »


Le Maire,

Jean-Michel LALÈRE